Pasajes - Memorial Walter Benjamin a Portbou
Journée Walter Benjamin à Céret

Musée | Auditorium, vendredi 26 septembre à partir de 9h
Journée d’études et d’échanges Walter BENJAMIN  : « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique  cent ans après », proposée par l’Association du Prix Walter BENJAMIN

Portbou | samedi 27 septembre en matinée
Visite guidée de Passages, œuvre de Dani Karavan, accompagnée et commentée par Anne ROCHE et Madeleine CLAUS
Visite de la bibliothèque Walter BENJAMIN, au sein de la Fondation Angelus Novus, par Pilar PARCERISAS, sa présidente (sur une proposition des Cahiers VUPP)

Photographie Walter BENJAMIN (1892-1940) | Source : Adorno Archiv am Institut für Sozialforschung an der Johann Wolfgang Goethe-Universität Frankfurt am Main, 1929 | Auteur : Charlotte Joël

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PASSAGES – Memorial Walter BENJAMIN à Portbou, réalisé par Dani Karavan, inauguré en 1994 ©  Guillem.rubio, CC BY-SA 4.0

Le 26 septembre 2025, date anniversaire de la mort du philosophe allemand, a lieu la quatrième édition des Journées Walter BENJAMIN. Il s’agit d’une réflexion collective à partir de l’essai fameux du philosophe, exilé en France depuis 1933, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », dont existent plusieurs versions, écrites entre 1935 et 1939. La quatrième version, publiée aux éditions Allia, dans la traduction de Lionel Duvoy, sert de référence.
Dédié à Joël METTAY (1951-2024), ancien président des Amis du Musée d’art moderne de Céret, l’événement est organisé par l’association du Prix Walter BENJAMIN, en partenariat avec le Musée de Céret et le Mémorial du Camp de Rivesaltes, et avec l’aide de la Ville de Céret, du Département des Pyrénées-Orientales et de l’Université de Rennes 2 (PTAC). Il bénéficie du soutien actif des Amis du Musée de Céret, des Amis du Musée de Collioure et de l’Université fédérale de Rio de Janeiro.
Le but de cette rencontre est de présenter le texte de Walter BENJAMIN et le contexte dans lequel il a été écrit. Il s’agit d’explorer les pistes décisives qu’il a ouvertes, à partir de l’avènement de la photographie et du cinéma, pour comprendre les enjeux pour l’art de la reproductibilité technique. Quel est désormais le statut de l’œuvre d’art ? Quels sont les enjeux historiques, esthétiques et politiques de cette révolution technologique ? Et qu’en est-il aujourd’hui avec le développement vertigineux des nouvelles technologies auquel nous assistons ?

Journée Walter Benjamin 2025

L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, cent ans après

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Photographies © Sara Assens

Jean-Roch DUMONT SAINT PRIEST, directeur-conservateur du Musée d’art moderne de Céret | Dominique DELPIROU, président de l’association Prix Walter BENJAMIN | Florent PERRIER, maître de conférences en esthétique et théorie de l’art – Université Rennes 2

Table ronde animée par Anne ROCHE,
professeur émérite – Université d’Aix-Marseille
Bruno TACKELS, philosophe |
Florent PERRIER, maître de conférences en esthétique et théorie de l’art – Université Rennes 2

Bruno TACKELS, philosophe, écrivain
Marc BERDET, professeur de philosophie – Université Fédérale de Rio de Janeiro.

Paul B. FRANKLIN, historien d’art
spécialiste de Marcel Duchamp
président des Amis du Musée d’art moderne de Céret

Mémorial Walter Benjamin

Passages, Dani Karavan, 1994.

À Portbou (Catalogne), depuis 1994, Passages de Dani KARAVAN rend hommage au philosophe Walter BENJAMIN, qui y mit fin à ses jours en septembre 1940.
Ce tunnel d’acier Corten de quatre-vingt-cinq marches descend vers les flots, préservant ainsi la silhouette de la colline et de son cimetière.

Pour Bruno QUEYSANNE, historien de l’architecture, c’est « plus qu’une sculpture […] comme un morceau de land-art […] comme un degré zéro de l’architecture, une architecture primordiale. » On peut en donner un descriptif technique : «  un tube à section carrée fait de métal rouillé, brisant le sol du parvis et conduisant la vue et la marche vers les remous, tout en s’arrêtant en porte-à-faux à une dizaine de mètres au-dessus du niveau de la mer. »
Quand on descend l’escalier vers la mer, il arrive qu’on ne perçoive pas d’abord la paroi de verre qui en ferme les derniers degrés, comme KARAVAN l’a observé : « Quand [les visiteurs] descendent, ils ne voient pas le verre et prennent peur. »
À son sommet, un olivier solitaire est planté, dressé au vent.
Dans le cimetière, un tombeau vide, cénotaphe sobre, une pierre blanche, irrégulière.

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Photographies © J. Angulo