visite guidée de l'exposition les jours clairs sont rares

Le Mémorial du camp de Rivesaltes | Samedi 3 octobre 2026 à partir de 15h
Visite privée de l’exposition Les Jours clairs sont rares animée par Claire MUCHIR, directrice du Musée d’art moderne de Collioure et commissaire de l’exposition. Cette visite guidée s’inscrit dans le cadre du partenariat avec les Amis du Musée de Collioure.

En partenariat avec les Amis de Collioure

L’an dernier, nous avons établi un partenariat avec les Amis du Musée d’art moderne de Collioure. Bien que le Musée soit actuellement fermé pour d’importants travaux de rénovation, cette collaboration se poursuit. Dans ce cadre, nous avons organisé au Mémorial du Camp de Rivesaltes une visite guidée de l’exposition Les Jours clairs sont rares.

Claire MUCHIR, directrice du Musée d’art moderne de Collioure et commissaire de l’exposition, animera cette visite qui retrace les parcours des artistes en exil, entre une Europe en crise et leurs refuges méditerranéens, de 1920 à 1945.
Pour information : Le Musée d’art moderne de Céret est l’un des principaux prêteurs de cette exposition particulièrement riche.
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La visite
sera suivie d’un goûter organisé par les Amis de Collioure et généreusement offert par le Mémorial. Après le goûter, un médiateur du Mémorial nous guidera pour une visite de l’exposition permanente, récemment repensée et réaménagée.

MCR Mémorial Camp de Rivsaltes

Photographies : Meria Geoian, 2016, vue extérieure | @artexil, 2026 

MCR Expo les jours clairs sont rares

L'exposition : Les jours clairs sont rares

Itinéraires d’artistes en exil, entre Europe en crise et refuge méditerranéen (1920–1945)

Au cours des années 1920-1930, la Catalogne accueille de nombreux artistes juifs venus de l’Europe entière. Issus pour la plupart de l’École de Paris, ils s’installent à Céret, Collioure ou Tossa de Mar. S’ils ont sans doute été séduits par la lumière et le charme des lieux, la plupart s’attachent à restituer leurs tourments intérieurs et à percevoir dans les paysages qui les entourent l’ombre qui déjà commence à masquer le soleil.
Regarder aujourd’hui leur travail, c’est voir dans la force expressive de leur art la prémonition des années sombres à venir. Car en 1940 le soleil disparaît. Eclipse totale. Alors que les Allemands entrent dans Paris, le Sud de la France est perçu par certains comme un refuge ou devient une étape avant l’exil, quand pour d’autres, il se transforme en cul de sac. Beaucoup d’artistes, après avoir espéré un temps fuir l’Europe par ce chemin, rejoignent Marseille et le réseau de Varian Fry pour émigrer vers les États-Unis, laissant la souricière se refermer sur quelques-uns.

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Quelques exemples de peintres exposés :
Marc Chagall (1887-1985), Otto Freundlich (assassiné à Lublin-Maidenek, à l’age de 64 ans), Michel Kikoïne (1892-1968), Pinchus Krémègne, Mela Muter (1876-1967)…

L’exposition du Mémorial du Camp de Rivesaltes présente un parcours au travers des artistes juifs qui trouvèrent ici un décor à l’échelle de leur art avant que la guerre ne les contraigne à la fuite ou à la cache pour tenter d’échapper à la politique antisémite du régime de Vichy.
À travers la présentation de trajectoires croisées, l’exposition souligne la force de résistance de ces artistes dont l’art peut se lire comme un rempart contre la barbarie des hommes et la folie des temps, ou au contraire comme l’expression la plus crue de la tragédie en marche.

S’inscrivant dans le cadre du projet transfrontalier « L’art en exil ­», mené conjointement avec les musées d’art moderne de Collioure et de Céret, cette installation rassemble des peintures, des sculptures ainsi que des mosaïques. Toutes ces œuvres ont été réalisées par des artistes ayant personnellement vécu l’exil entre 1920 et 1945. En s’exposant entre les murs du Mémorial, ces créations entrent en résonance avec l’histoire douloureuse du camp et apportent un éclairage artistique sur l’expérience humaine de la perte et de l’exode.