Le Musée | Visite en avant-première, jeudi 25 juin 2026, 18h00-20h30
Une soirée spéciale pour les Amis du Musée, programmée dans le cadre de l’exposition, PICABIA MÉDITERRANÉE. Picasso, Delaunay, Laurencin…
La visite libre de l’exposition sera suivie d’un apéritif organisé par le Conseil d’administration des Amis du Musée.

Francis Picabia, Espagnole, vers 1926-1927
Crayon, aquarelle et gouache sur papier, 53,7 x 46,3 cm, collection particulière.
Crédit photographique : Archives Comité Picabia

De New York à Barcelone

L’exposition explore de manière inédite ce moment clé du parcours de PICABIA en s’intéressant au rôle joué par la Catalogne sur son oeuvre et celle de ses contemporains.
Elle réunit pour la première fois près d’une centaine d’oeuvres de PICABIA et de son cercle artistique newyorkais et catalan, de Marcel Duchamp, Man Ray, Albert Gleizes, Pablo Picasso, Robert Delaunay, Kees van Dongen, Joan Miró, ou encore Serge Charchoune, et celles d’artistes femmes qui ont joué un rôle moteur dans l’histoire des avant-gardes telles que Marie Laurencin, Juliette Roche, Olga Sacharoff, Hélène Grünhoff, Sonia Delaunay ou encore Natalia Gontcharova.

Francis PICABIA, Embarras, 1914,
Aquarelle et crayon sur papier collé sur carton, 53,8 x 64,7 cm, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid.
Crédit photographique : Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid

MAMC Expo Picabia 2026
MAMC Expo Picabia 2026

Robert DELAUNAY, Portrait de Tristan Tzara, 1923
Huile sur carton, 104,5 x 75 cm – Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid.
Crédit photographique : Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid

Juliette Roche étude Sur les Ramblas

Juliette ROCHE, Étude pour « Sur les ramblas », 1916
Huile sur carton, 67,5 x 51,7 cm – Musée d’art moderne de Céret, don de la Fondation Albert Gleizes en 2024.
Crédit photographique : Nicolas Giganto © Adagp, Paris, 2026

Figure centrale des cercles artistiques internationaux, Francis PICABIA (1879-1953) joue un rôle majeur dans l’histoire des avant-gardes du début du XXᵉ siècle. Entre 1913 et 1924, nourri de ses voyages entre New York et Barcelone, l’artiste élabore un langage artistique inédit. Cette période charnière voit naître ses plus importantes oeuvres mécanomorphes, sa participation à l’aventure dadaïste, sa collaboration à la revue newyorkaise 291 ou encore la création de 391 à Barcelone. Au coeur d’une Catalogne en pleine effervescence, terre d’accueil pour de nombreux artistes exilés, PICABIA développe un vocabulaire aussi audacieux qu’irrévérencieux. 

MAMC groupe Dada Expo Picabia 2026

(De gauche à droite) Francis PICABIA, Juliette Roche, Otto von Wätjen, Marie Laurencin, Gabrielle Buffet, Olga Sacharoff, (assis) Albert Gleizes, Dagoussia-Mouat, Béla Szilárd et Andrée Compère
Tossa de Mar, 1916. Crédit photographique : Otho Lloyd, Galerie 1900-2000, Paris

MAMC Expo Picabia 2026

Francis PICABIA, Diane, 1922, maquette pour l’affiche de l’exposition galerie Dalmau, Barcelone, encre et gouache sur carton, 35,5 x 35,5 cm, Mairie de Gérone, Colleccio Rafael i Maria Teresa Santos Torroella.
Crédit photographique : Jordi Puig © Ajuntament de Girona

Le parcours retranscrit l’atmosphère d’émulation entourant ces artistes, d’abord à New York où l’architecture et l’univers des machines les invitent à de nouvelles explorations formelles, puis à Barcelone.
Fuyant la France en guerre, PICABIA y retrouve une vaste communauté d’artistes et d’intellectuels et y insuffle un véritable bouillonnement, notamment à travers la revue 391. Publiée de 1917 à 1924, elle reflète les idées novatrices et pré-dadaïstes de l’artiste en adoptant un parti-pris résolument « anti-peinture ». Cet exil est également l’occasion pour les artistes de s’imprégner de la culture ibérique. L’exposition met ainsi en lumière la manière dont la culture et la danse espagnoles sont assimilées par ces artistes, et inversement, comment celles-ci contribuent à de nouvelles productions plastiques. Les danseuses, musiciens, toreros, et femmes affublées de mantilles témoignent de la richesse qu’offre la culture et le folklore espagnols pour ces artistes en quête de motifs renouvelés.

MAMC Expo Picabia 2026

Une « exposition d’intérêt national »

Entre peintures, dessins, sculptures, photographies, revues, et archives montrées pour la première fois en France, l’exposition déploie un regard panoramique sur la création foisonnante qui se déroule au début du XXᵉ siècle. Avec plus d’une vingtaine d’artistes présentés, elle réunit un exceptionnel ensemble d’œuvres des tenants de la modernité. Elle bénéficie pour cela du soutien de prestigieuses institutions parmi lesquelles le Musée de l’Orangerie, le Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, les Musées Picasso de Paris et de Barcelone, le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía ou encore le Museo Nacional Thyssen-Bornemisza de Madrid.
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Pour cette programmation exceptionnelle, le musée a reçu le label « exposition d’intérêt national » attribué chaque année à une quinzaine d’expositions remarquables en France.

Jean-Roch Dumont Saint Priest et Gwendoline Corthier-Hardoin, commissaires de l’exposition
Dossier de Presse © Musée d’art moderne de Céret